Ce début de mois de février, nommé Imbolc, marque l‘intersaison entre la période froide de l’Hiver et l’arrivée du Printemps. Le cycle naturel est en train de s’inverser, doucement, et avec un peu de chance, on pourrait croiser un perce-neige…
Ce début de mois de février, nommé Imbolc, marque l‘intersaison entre la période froide de l’Hiver et l’arrivée du Printemps. Le cycle naturel est en train de s’inverser, doucement, et avec un peu de chance, on pourrait croiser un perce-neige…

Après les feuilles qui rougeoient puis tombent, après la chute de la luminosité et la longue descente automnale dans nos profondeurs, nous voici à l’orée de la renaissance et de l’espoir. Dépouillés de nos ombres, nous n’avons plus qu’à ouvrir les yeux sur la lumière qui les projetait…
Point inverse du temps cyclique de l’année, l’hiver est à nos portes, la nature s’est ralentit et nous invite à la pause, au bilan, au calme et à la simplicité. Passage de l’obscurité à la lumière, le solstice de Yule nous invite à honorer la part d’ombre, à laisser le tangible mourir pour célébrer le subtil.
Yule, c’est une brèche de lumière, une pause qui nous invite à revenir à nos racines, à mettre en suspens la frénésie quotidienne. C’est le moment de faire son cocon, de lire sous un plaid au coin de la cheminée, de dormir autant que le corps le demande. C’est aussi s’abandonner, accepter et honorer les failles mises en lumière par l’introspection de l’automne.
Imbolc, retour de la lumière, sortir de son cocon, ouvrir les fenêtres, célébrer le retour du printemps et la fin de l’hiver. Retour à la vie. Le ventre de la Terre Mère se réchauffe, la montée de sève se prépare… On sent un fin bouillonnement monter des entrailles, le tri se fait après la longue période introspective de l’hiver. L’heure des choix va venir, et avec lui celui de la mise en pratique. Choisir les graines et les semer… L’aube d’un nouveau printemps vient d’arriver !

La côte est rude, mais le chemin est tracé. Fait de poussière et de pierres mêlées. Au détour du sentier, une ruine. Petit abri qui servait il y a quelques décennies au berger qui venait faire paître ses moutons l’été. Je suis là, au pied de la roche. Si on n’y prête pas attention, on me prendrait peut-être pour de la pierre, ou pour une plante qui a desséché au soleil.
